Les valeurs mesurées dans chaque fenêtre sont les suivantes :![]()
Routes ind dir écart (%) Séparation verticale STD RVSM STD RVSM STD RVSM Nb de vols dans la fenêtre 225 221 210 207 -6.7 -6 Nb de clusters 49 42 33 21 -33 -50 Nb de conflits 69 56 40 30 -42 -46 stable-stable 22 9 11 4 -50 -56 stable-évolutif 35 35 20 14 -43 -60 évolutif-évolutif 12 12 9 12 -25 0 Moy du nb de conflits par cluster 1.41 1.33 1.21 1.43 -14 +7.5 Ecart-type du nb de conflits par cluster 0.70 0.64 0.54 0.73 -23 +14 Max du nb de conflits par cluster 3 3 3 3 -- -- Moy du nb d'avions par cluster 2.35 2.31 2.18 2.24 -7 -3 Ecart-type du nb d'avions par cluster 0.62 0.60 0.46 0.43 -26 -28 Max du nb d'avions par cluster 4 4 4 3 -- -25 Moy écart-type nb conflits par avion 0.12 0.11 0.06 0.11 -50 -- Max écart-type nb conflits par avion 0.87 0.87 0.50 0.82 -43 -6
La faible réduction du nombre de vols amenée par les RVSM s'explique par le fait que les avions dont le niveau de vol est modifié volent en général plus bas, et donc gagnent un peu de temps dans les phases de montée et de descente. Par contre le gain en nombre de conflits est important, du fait que les niveaux les plus chargés sont situés au-dessus du FL195 (voir figure 3.1).
Routes ind dir écart (%) Séparation verticale STD RVSM STD RVSM STD RVSM Nb de vols dans la fenêtre 569 559 531 521 -6.7 -6.8 Nb de clusters 224 202 170 139 -24 -31 Nb de conflits 491 355 271 215 -45 -39 stable-stable 181 72 84 39 -54 -46 stable-évolutif 200 179 99 96 -50 -46 évolutif-évolutif 110 104 88 80 -20 -23 Moy du nb de conflits par cluster 2.19 1.76 1.59 1.55 -27 -12 Ecart-type du nb de conflits par cluster 4.29 1.96 1.43 1.26 -67 -36 Max du nb de conflits par cluster 60 18 13 8 -78 -55 Moy du nb d'avions par cluster 3.00 2.63 2.51 2.50 -16 -5 Ecart-type nb d'avions par cluster 3.28 1.59 1.14 1.09 -65 -31 Max du nb d'avions par cluster 47 15 11 8 -77 -47 Moy écart-type nb conflits par avion 0.23 0.16 0.16 0.15 -30 -6 Max écart-type nb conflits par avion 1.27 1.50 1.20 1.16 -5.5 -23
| Navions = K1 C |
| alpha |
Conflits Clusters total stab-stab stab-évol évol-évol c 1.95 2.24 1.81 1.91 1.61 h 0.99 0.68 1.30 0.87 0.68 v 0.75 0.92 0.71 0.69 0.52 i 0.90 0.91 1.08 0.67 0.80 r2 0.98 0.94 0.96 0.95 0.95
Les valeurs obtenues sont données dans la table 3.4. On obtient encore une corrélation très élevée, et les coefficients sont à peu près similaires à ceux relevés en routes indirectes. L'anomalie sur la norme horizontale est plus marquée.
Conflits Clusters total stab-stab stab-évol évol-évol c 2.16 2.04 2.07 2.08 1.81 h 1.34 1.00 1.48 1.28 1.05 v 0.85 0.96 0.86 0.72 0.69 i 0.92 0.86 0.93 0.81 0.83 r2 0.97 0.92 0.94 0.93 0.93
L'évolution du nombre de clusters en fonction d'un paramètre lorsqu'on laisse les 3 autres fixes est visualisée sur les figures 3.4, et 3.5.![]()
Enfin l'évolution du retard moyen (en secondes) observé dans la fenêtre apparaît sur la figure 3.6. La norme verticale et la durée de la fenêtre n'ont quasiment pas d'incidence. Sur chaque figure, une courbe correspond à l'ensemble des configurations de densité et de norme, l'autre est limitée à celles pour lesquelles au moins les deux tiers des conflits sont résolus.![]()
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On observe ainsi que pour e³15% et des angles de trajectoires entre 10 et 120 degrés, le temps d'anticipation reste inférieur à 10 minutes dans le pire des cas (c'est à dire lorsque les avions sont prévus au même instant au point de croisement des trajectoires). La résolution en vitesse peut alors s'appliquer de façon relativement systématique. En revanche, si la marge d'accélération ou de ralentissement des deux avions est inférieure à 5%, on ne peut effectuer de résolution en vitesse si l'on ne prend pas une marge de plus de 20 minutes.![]()
Figure 3.8: Temps d'anticipation en minutes en fonction de e et de a, à gauche : r=1.5 - à droite : r=0.5.
On va chercher alors à exprimer les valeurs de x+ et x- correspondant aux deux cas possibles : l'avion dévié passe devant l'avion fixe, ou derrière celui-ci. On obtient alors les équations implicites donnant les valeurs des optima :![]()
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Ceci nous définit des fonctions implicites x+(d) et x-(d). Si l'on pose d=1 / t, on peut représenter les pourcentages d'allongements de trajectoires en fonction de l'anticipation de la résolution du conflit (voir figure 3.10). L'unité de temps est alors le temps mis par un avion pour parcourir la valeur d'une norme de séparation. On observe que les pourcentages d'allongement de trajectoire restent très faible tant que t est supérieur à 2. Dans notre exemple, la trajectoire optimale est toujours celle qui passe derrière l'avion non dévié.![]()
Enfin, on peut représenter en fonction de l'angle d'incidence et du rapport des vitesses des deux avions, l'allongement minimal obtenu, pour une anticipation de, par exemple, cinq fois la norme de séparation (voir figure 3.11). On observe alors que les situations les plus pénalisantes dans le cas où les vitesses sont voisines et les angles d'incidence faibles, ce qui reste conforme aux résultats précédents ainsi qu'aux résultats décrits par AERA 3.![]()
Figure 3.11: Allongements minimaux en fonction de l'angle d'incidence et du rapport des vitesses pour une anticipation valant deux fois la norme de séparation.
donnent six façon de résoudre un conflit à cinq avions. 6 points de départ différents ont été donnés à LANCELOT pour la recherche de la solution optimale donnant 6 solutions localement optimales situées dans des composantes connexes différentes. Il existe probablement bien plus que six composantes connexes disjointes pour ce problème, mais le but de ce paragraphe n'est pas de les chercher toutes. On remarquera que les solutions, apparemment très différentes, génèrent des allongements moyens très voisins.![]()
Figure 3.12: De haut en bas et de gauche à droite, allongements moyens : 2.16, 2.21, 2.22, 2.20, 2.19 et 2.17 degrés.
| n (n-1) |
| 2 |
| n (n-1) |
| 2 |
| n (n-1) |
| 2 |
On peut représenter l'augmentation en pourcentage de l'allongement lorsque l'on remplace la trajectoire d'évitement réelle par un point tournant (voir figure 3.14). On observe que pour la solution optimale, l'augmentation d'allongement due à notre approximation reste inférieure à 0.25 % tant que le temps d'anticipation t est supérieur à 2 et que pour l'autre solution, cet écart ne dépasse pas 3 %.![]()
L'angle d'incidence a une forte influence sur l'efficacité de ce mode de résolution .![]()
Figure 3.14: Allongements en %, l'avion mobile passant derrière (à gauche) ou devant (à droite) l'avion fixe.
On a représenté sur la figure 3.15 l'allongement de la trajectoire en fonction de la distance au point de conflit (t représente le rapport des distances (distance au point de conflit/(norme de séparation)) et de l'angle de convergence. On constate que pour des valeurs faibles de l'angle de convergence et pour une faible anticipation, la méthode du point tournant est peu efficace.![]()
Nous avons représenté : les pourcentages d'allongement des trajectoires en fonction du temps d'anticipation tx=ty pour des angles d'incidences de trajectoires valant p/ 2 (figure ), 7 p/8 (figure ) et p / 8 (figure 3.18), et des angles de mise en offset valant p/ 3, p/ 4, p/ 6, p/ 8. Pour une incidence de trajectoires valant p/ 8, l'avion dévié ne peut pas passer devant l'avion fixe avec ce type d'offset.![]()
![]()
![]()
Figure 3.16: Allongements optimaux en %, l'avion mobile passant derrière (à gauche) ou devant (à droite) l'avion fixe, f=p/ 8.
On obtient les paramétrisations suivantes pour les coordonnées au temps t Î [to,tf] des avions ai et aj, dans ce repère :![]()
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| ||||||
| vi |
| dicot(fij) |
| vi |
| di |
| vjsin(fij) |
Si l'on note r le rapport des vitesses des deux avions, et X l'allongement due à la technique du point tournant par rapport à l'offset, on peut![]()
apprécier sur la figure 3.22 la supériorité de la technique de l'offset par rapport à la technique du point tournant simple.![]()
Il suffira alors de vérifier, pour que la contrainte horizontale soit respectée, que les segments de droite qui modélisent les avions soient séparés par la séparation standard (voir figure 3.23). Dans le plan vertical, l'incertitude est beaucoup plus forte. On maîtrise en effet très mal le taux de montée d'un avion qui dépend de paramètres aussi variés que la masse, où la mise en route de la climatisation. En conséquence, le même principe que dans le plan horizontal est repris mais les pourcentage d'incertitude seront beaucoup plus forts.![]()
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| V T |
| d |
| V T |
| d |
| p |
| 2 |
| p |
| 2 |
![]()
Figure 3.22: Probabilité de conflit en fonction du temps d'anticipation en minutes (à gauche), de l'angle d'incidence en degrés (à droite).
Il apparaît donc au travers de ces résultats qu'une fois de plus, les conflits à faible incidence sont ceux qui posent le plus de problèmes. Moins ``certains'', ils sont plus difficiles à résoudre.![]()
Figure 3.23: Probabilité de conflit en fonction du pourcentage d'erreur sur les vitesses (à gauche), en fonction de l'angle d'incidence et du temps d'anticipation (à droite).
| p |
| 2 |
On souhaiterait déterminer le moment optimal pour résoudre un conflit à deux avions en tenant compte de ce phénomène d'incertitude. Pour cela, il faut préciser quel est le critère d'optimalité retenu. N'ayant pas de certitude sur l'existence ou non d'un conflit lorsque le temps d'anticipation augmente, on ne pas parler de coût de résolution. Par contre on peut définir l'espérance du coût de résolution de conflit. Pour tout temps d'anticipation T, on connaît la probabilité pour que le conflit se produise et le coût associé à ce temps. Il suffit de multiplier les deux pour obtenir l'espérance du coût de résolution du conflit sachant que s'il n'y a pas de conflit, le coût de résolution est nul. On observera la figure 3.27 pour les deux modélisation offset et point tournant. Si pour l'offset, l'espérance de coût de résolution est minimale pour un temps d'anticipation le plus faible possible, pour la modélisation point tournant, dans cet exemple, le coût de résolution est minimal pour une anticipation de 20 minutes ou 130 nautiques.![]()
Figure 3.24: Allongement de la trajectoire en nautiques en fonction du temps d'anticipation, modélisation par offset (à gauche), modélisation point tournant (à droite)
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Figure 3.25: Espérance du coût de résolution en fonction du temps d'anticipation, modélisation par offset (à gauche), modélisation point tournant (à droite).
Les différents ti représentent des dates relatives. L'instant t=0 correspond au début de la prévision. A cette date, la position de l'avion est connue sans incertitude. On la considère comme la position initiale de l'avion.![]()
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De même, on pourra définir un opérateur de mutation adapté décrit par la figure 3.34. Après avoir choisi un individu à muter, un avion est choisi (sur la figure 3.34 l'avion 4 est choisi). Un avion i ayant une fitness Fi faible (c'est à dire inférieure à e où e module le déterminisme de l'opérateur) ne sera choisi que si toutes les fitness locales sont faibles.![]()
Ces opérateurs ont l'avantage d'être assez déterministes en début de convergence de sorte qu'une solution sans conflit (dont la fitness est supérieure à 0.5) peut être rapidement dégagée. Quand les solutions sans conflit deviennent suffisamment nombreuses, ces opérateurs deviennent moins déterministes et la recherche dans l'espace d'état devient plus large. L'association de ces opérateurs avec une méthode de sharing devient indispensable pour atténuer l'effet du déterminisme introduit.![]()
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En raison de l'incertitude, la première optimisation donne des trajectoires robustes mais très pénalisantes. Au fur et à mesure que le temps passe, les trajectoires s'affinent car l'incertitude décroît. Finalement, à t=12 le conflit disparaît.![]()
Le tableau 3.5 donne la distance minimale observée entre les avions pour différents pourcentages d'erreur et différents temps d'anticipation. Il est clair à la vue de ce tableau que lorsque l'on a simultanément une forte incertitude et une grande anticipation la qualité de la résolution décroît fortement.![]()
Les résultats représentés ne donnent que la meilleure solution de ce problème à 5 avions. L'algorithme génétique propose grâce au sharing d'autres solutions proches de la solution optimale (notamment la solution symétrique dans le cas ci-dessus).
incertitude 0% 1% 2% 3% 4% 5% 1 mn 4.00 4.24 4.30 4.55 4.65 4.70 2 mn 4.03 4.35 4.52 5.00 5.30 5.77 3 mn 4.01 4.44 4.89 5.16 5.61 5.97 4 mn 4.02 4.50 5.02 5.63 6.10 6.68 5 mn 4.03 4.57 4.89 6.01 6.61 7.32
Pour étudier l'effet des opérateurs de croisement adaptés combinés à l'utilisation du sharing, 4 différents tests ont été effectués sur les deux conflits précédents en utilisant : les opérateurs adaptés sans sharing, les opérateurs adaptés avec sharing, les opérateurs classiques sans sharing, les opérateurs classiques avec sharing.![]()
Pour ces quatre tests, nous avons mesuré pour chaque exemple la valeur du meilleur élément de population (figure 3.40) pour les 20 générations de l'algorithme génétique. On peut d'abord constater que les opérateurs adaptés sont très efficaces pour trouver des solutions admissibles . En effet, avec les opérateurs classiques, aucun des deux conflits n'est résolu avant la génération 20 (en fait, des tests montrent que la première solution admissible est obtenue après la génération 200). Avec les opérateurs adaptés, une solution admissible est toujours trouvée avant la génération 10 (Une solution est admissible si sa fitness est supérieure à 0.5). La figure 3.40 montre que le sharing a tendance a freiner la croissance de la fitness du meilleur élément. Cependant la fitness finale est aussi bonne lorsque l'on utilise le sharing que lorsque l'on ne l'utilise pas. Elle est même meilleure en utilisant le sharing lorsque le conflit est difficile à résoudre. Le sharing permet d'ailleurs d'obtenir dans ce dernier cas les deux solutions symétriques (tous les avions tournant à droite et tous les avions tournant à gauche).![]()
Les résultats sont représentés figure 3.41. On observe que l'offset est utilisé pour les 4 avions les plus rapides, le plus lent n'étant pas dévié. La déviation est est d'autant plus importante que l'avion est rapide, ce qui reste en accord avec les conclusions de la partie 3.3.3.![]()
Le processus P1 envoie les positions courantes des avions et les plans de vols au processus P2. P2 construit alors les trajectoires prévues pour les 20 minutes à venir et détecte les paires de conflits. P2 prend en compte les incertitudes sur les vitesses (voir la partie 3.4). Après avoir détecté les paires d'avions, P2 construit les clusters d'avions par fermeture transitive des paires d'avions sur les 20 minutes à venir. Les clusters sont en fait les classes d'équivalence de la relation ``est en conflit avec''. Tous les clusters sont ensuite résolus par le résolveur de conflits de façon indépendante. Le résolveur de conflits retourne à P2 les trajectoires modifiées. P2 vérifie alors que les trajectoires modifiées d'un cluster ne génèrent pas de nouveaux conflits avec les avions d'un autre cluster. Si tel est le cas, les ordres de résolutions pour les 5 minutes à venir sont envoyés à P1. Si le résolveur a généré de nouveaux conflits entre des avions de deux clusters différents, ces deux clusters sont regroupés, formant un nouveau cluster sur lequel on applique le résolveur de conflits. Ce processus est répété jusqu'à ce que tous les conflits disparaissent. Ce processus converge nécessairement. Dans le pire des cas, tous les avions en conflits dans les 20 prochaines minutes se retrouvent dans le même cluster. Cependant, le processus est d'autant plus efficace qu'il est en présence de nombreux clusters que l'on résoudra en parallèle16 .![]()
| n(n+1) |
| 2 |
| n(n+2) |
| 2 |
| n(n+1) |
| 2 |
| n(n-1) |
| 2 |
| n(n-1) |
| 2 |
La figure 3.45 montre un exemple du codage d'une configuration pour un problème d'évitement impliquant 4 avions. Le chromosome correspondant est codé par l'entier 691; l'avion a1 est dévié vers la gauche, l'avion a3 est dévié vers la droite, l'avion a1 passe derrière l'avion a2 (5eme bit de 691), et l'avion a2 passe devant l'avion a4 (9eme bit de 691).![]()
Ces résultats sont à comparer au fait que pour parcourir toutes les configurations, il faut effectuer 32 768 appels au programme linéaire (ce qui correspond à un temps de calcul de 108 secondes). Le gain en nombre d'appels au programme linéaire est beaucoup plus sensible dans le cas d'un conflit à 6 avions, dont la combinatoire est beaucoup plus importante. Nous allons étudier plus en détail les résultats obtenus dans ce cas.![]()
Nous rappelons qu'un parcours exhaustif de tous les cas de figure en nécessite 2097152.![]()
Il est alors possible de résoudre de façon optimale des conflits à deux avions en un temps très court (de l'ordre de quelques secondes). Cependant, il reste impossible de résoudre des conflits ne serait-ce qu'à trois avions. La raison en est simple. En utilisant l'heuristique présentée ci-dessus, et notre modélisation, l'algorithme A* tend à reprendre la génération des états après un conflit dès le début de la trajectoire. C'est une mauvaise stratégie de résolution. En effet, les avions ont alors de fortes chances de se retrouver à nouveau en conflit au même point. Il vaut en fait mieux essayer de reprendre la génération des états le plus près possible du point de conflit, car une déviation à ce moment là à de plus fortes chances de résoudre. On peut favoriser ce comportement en multipliant la valeur de la fonction heuristique par un facteur de l'ordre de 1.2 (cela se comprend aisément). On obtient alors des résolutions sous-optimales, mais en un temps beaucoup plus réduit. Par exemple, la résolution d'un conflit à deux avions ne prend plus que quelques centièmes de seconde, et l'on parvient même à résoudre des conflits à cinq avions (en un temps important cependant, de l'ordre de plusieurs minutes). Cependant, le conflit présenté figure 3.48 est simple dans sa structure (avions en face à face). Dans le cas de conflits plus complexes, nous ne sommes pas parvenus à obtenir des résultats dans des temps raisonnables (moins d'une heure).![]()
Figure 3.46: Résolution d'un conflit à deux avions de façon optimale et d'un conflit à cinq avions de façon sous optimale
Il s'agit ensuite, pour limiter les changements brutaux de direction, de gérer l'intensité des différentes forces entre elles. En effet, les avions étant limités par leurs taux de virage, de montée et de descente, ils ne peuvent pas effectuer de manoeuvre trop rapide. Les différentes forces s'exerçant sur les avions s'additionnent donc avec des coefficients variables suivant l'imminence du danger.![]()
Pour des valeurs élevées du volume de trafic et de la séparation horizontale (trafic multiplié par 2,5 et 10 NM de séparation), la résolution finit par générer plus de conflits qu'il n'y en avait initialement. Ceci est dû à la fois à l'accroissement des temps de vol qui devient très important et aux ''oscillations'' des avions soumis aux force issues d'intrus multiples. Une des limitations des méthodes réactives est qu'on est incapable de tenir compte du fait qu'un intrus en rapprochement pourra passer à distance suffisante sans modification de trajectoire. Une manoeuvre est effectuée, ce qui perturbe inutilement la trajectoire et les autres évitements en cours. On a également remarqué qu'en général les variantes de la méthode de résolution qui étaient moins performantes sur un trafic modéré se dégradaient moins nettement lorsque la complexité augmente.![]()
| dl |
| dt |
Le réseau quant à lui est simplement un classique réseau à 3 couches. La fonction d'activation est la classique fonction logistique act(s)=![]()
| 1 |
| 1+e -s |
|