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CASSOS : Computer-assisted sectors opening schedules

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Résumé

Description

Il s'agit de construire des configurations optimales de secteurs aériens, en fonction des flux de trafic, des contraintes de capacité des secteurs, et éventuellement du nombre maximum de positions de contrôle qu'il est possible d'armer à chaque instant de la journée.

Dans ce problème, le trafic n'est pas une variable d'ajustement, mais est considéré comme une donnée d'entrée. On ne régule donc pas le trafic, et on joue simplement sur la manière de regrouper les secteurs élémentaires. Dans ce qui suit, le terme secteur s'entend comme un secteur élémentaire ou comme regroupement de secteurs, affecté(s) à une position.

L'objectif général recouvre en fait plusieurs objectifs qui peuvent être contradictoires. On cherche, pour chaque pas de temps, une configuration pour laquelle :

En pratique on cherche à minimiser un coût prenant en compte, par ordre d'importance, les dépassements excessifs de capacité, le nombre de positions ouvertes, les sous charges excessives, et en dernier lieu les dépassements et sous-charges acceptables. On définit donc des marges de tolérances, inférieure et supérieure, autour des valeurs de capacité, entre lesquelles les dépassements ou les sous-charges seront considérées comme acceptables, et plus faiblement pénalisées.

Plusieurs types de méthodes sont utilisées :

Les algorithmes opèrent sur les indicateurs et les seuils actuellement utilisés dans le milieu opérationnel, à savoir :

Etat d'avancement

La première étape a consisté à estimer la difficulté du problème. Le nombre de configurations possibles augmente de façon fortement combinatoire en fonction du nombre de secteurs. Cela justifie l'utilisation d'une méthode adaptée aux problèmes difficiles. Cependant, en se restreignant aux regroupements définis dans les données opérationnelles des centres de contrôle français, le nombre de combinaisons possibles reste accessible à des méthodes d'exploration d'arbres.

Dans un premier temps, l'algorithme évolutionnaire a été testé sur un cas théorique. Puis, les algorithmes d'exploration d'arbre et l'algorithme évolutionnaire ont été appliqués aux données réelles archivées, pour les cinq centres de contrôle aérien français.

Une interface spécifique a été développée, dont les paramètres d'entrée sont :

Le programme produit des schémas prévisionnels d'ouverture des secteurs de contrôle (illustrés ci-dessous), optimaux en fonction des critères choisis. Dans l'opérationnel, ces schémas sont actuellement élaborés manuellement, à partir d'un jeu réduit de configurations de secteurs, par les opérateurs FMP (Flow Management Position) des centres de contrôle. Les algorithmes que nous proposons explorent l'ensemble de l'espace des configurations possibles.

Une estimation des gains potentiels apportés par le schéma optimisé a été réalisée, en simulant une régulation du trafic, sur la France uniquement, selon deux stratégies :

La comparaison des deux stratégies sur une journée de trafic montre, pour le schéma optimisé, un gain de 69% sur le cumul des délais au décollage, en utilisant 20% de ressources en moins (celles-ci étant décomptées en temps d'activité cumulé des positions de contrôle). Ces excellents résultats ne sont toutefois qu'une indication de l'efficacité des algorithmes, mais il ne faut en aucun cas espérer de tels gains de productivité lors d'une éventuelle mise en place opérationnelle .

En effet, nous avons jusqu'ici implicitement considéré que les indicateurs utilisés en opérationnel (les flux entrants) étaient représentatifs de la charge de travail du contrôleur sur sa position de contrôle. Or, ce n'est pas le cas , comme le savent bon nombre de professionnels de l'ATC et de l'ATFM. Cette constatation a été confirmée par une étude statistique sommaire, sur l'année 1999, des valeurs des indicateurs de flux entrants autour des instants de dégroupements des secteurs.

Nous disposons donc d'algorithmes efficaces pour la résolution de notre problème, mais il reste à définir des indicateurs et des seuils plus pertinents que les flux entrants et les capacités. Ce dernier point est le sujet du projet S2D2, mené en collaboration avec le LEEA.

Exemple sans contraintes

La figure suivante montre le schéma prévisionnel d'ouverture des secteurs calculé pour le centre de Bordeaux, sur une journée de trafic, avec un pas de temps d'une heure, un horizon temporel d'une heure, et des tolérances de 10% par rapport aux capacités nominales.

Dans cet exemple, aucune contrainte n'est fixée sur le nombre maximum de positions de contrôle disponibles.

Le codage des couleurs est le suivant: